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Analyse de Personnalités

 

NOVEMBRE 2013


Laurent FABIUSChez Laurent Fabius on distingue nettement le Yang et le Yin (l'inversion est voulue), l’endroit et l’envers. Il possède de réelles qualités d’orateur mais il n’en fait pas toujours usage, choisissant le plus souvent de les négliger en affichant une certaine apathie, un relâchement soporifique. En ce sens, cet ancien Premier Ministre, en charge aujourd’hui du délicat Ministère des Affaires Etrangères, est éminemment paradoxal.

Le Yang d’abord : Lors des meetings il incarne parfaitement la Force à travers une bonne verticalité. Il est planté et sa base au sol ne vacille pas. Une réelle présence s’en dégage. A ces moments-là, il n’a pas le nez dans ses notes et fait preuve d’une incontestable maîtrise de l’art oratoire. L’orchestration de son discours est assurée et les variations opérées maintiennent le public sous le charme. Il sait ralentir le rythme et procéder à des montées en puissance soudaines et soutenues, avant de convoquer, l’instant d’après, le silence. Ce silence d’un genre particulier, propre aux grands orateurs. Barack Obama en use systématiquement. On le retrouve aussi chez le Général De Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac et Paul Vergès. Ce silence est tout sauf un silence. Il donne de l’écho aux mots et leur laisse le temps de l’ancrage dans la conscience.

 

Les mots justement. Laurent Fabius a souvent les formules et les mots justes. C’est bien lui qui avait réussi à déstabiliser J-L Borloo, en direct sur un plateau de télévision, en juin 2007, en lui arrachant cet aveu aux conséquences électorales désastreuses pour le gouvernement de l’époque, concernant le projet de TVA sociale.

C’est un expert des effets de discours, tout comme Nicolas Sarkozy et…Marine Le Pen. Des effets qui sont parfois accompagnés d’une grande amplitude gestuelle et d’une riche palette émotionnelle. Il sait en effet user de l’affect et fait généralement mouche. Enfin, et c’est un atout indéniable chez un orateur, il a une belle voix vibrante qui ne s’égare jamais dans les hauteurs.

Le Yin maintenant : Il s’avère, cependant, que ces forces et qualités mises en exergue sont trop souvent abandonnées par leur détenteur, révélant un déficit de motivation au quotidien (pour ne pas dire d’ambition). Il lui faut un combat digne de sa personne pour qu’il se réveille et se révèle. Autrement, vive la léthargie triomphante ! C’est du moins ce qui se dégage de ses interventions les plus courantes (interviews, conférences de presse,…).

Son regard, évasif, replonge continuellement vers le sol ou la table, en laissant place à un chapelet de « euh !». Ce défaut le caractérise fortement. Mais qui décroche le regard et rompt la libre circulation du fluide du vivant perd le rythme. C’est ainsi que Laurent Fabius nous apparaît le plus souvent monocorde et franchement endormant, en manque de vitalité. Et comme toujours, le non-butinage du regard déclenche une réaction en chaîne : la perte de la verticalité, l’inertie gestuelle, l’absence de variation et l’assèchement émotionnel. Ces différentes composantes de l’art oratoire sont organisées en réseau et se tiennent entre elles. La défaillance de l’une d’entre elles déséquilibre le tout. C’est pourquoi Laurent Fabius apparaît souvent vouté, les coudes et les bras reposant lourdement sur la table, et les mains oubliant leur rôle d’orchestration de la parole. Et si par bonheur il arrive à ses bras de se mouvoir, ce ne sont jamais les deux simultanément. Il ne cède qu’à moitié au mouvement, à la vie. Une impassibilité s’en dégage. Avare en sourire vrai, il se contente de ce rictus mécanique produit par une forte remontée des commissures des lèvres et qui sonne forcément faux à certaines occasions. Déficit d’ouverture à l’autre. Il privilégie sa pensée à l’ «être avec » le public. C’est avant tout un cérébral. Il se concentre plus sur sa parole que sur le « parler à l’autre ». Et encore moins le « parler avec l’autre ».

Laurent Fabius se contente de bien faire son boulot, de parler « comme il faut », en étant appliqué et réfléchi. Tous louent son côté studieux et sa maîtrise des dossiers. Mais cela ne suffit pas pour faire un grand orateur, cet être captivant et fascinant. Il ne fait ni palpiter, ni vibrer de passions. Pour y parvenir, il lui faudrait se redresser et se totémiser, devenir incandescent, et s’accrocher en continu à son public.

Professoral, il apparaît aux yeux de ses camarades bien placé pour aller expliquer et argumenter sur les plateaux de télévision, les lendemains d’élections. Mais pour aller plus loin il lui faut franchir le pas qui sépare le professeur de l’orateur, le cérébral du tribun.

Ses qualités indéniables d’orateur, qu’il délaisse souvent, expliquent en partie sa longévité politique. De sa génération il ne reste plus grand monde en première ligne. Les autres n’ont pas résisté à l’érosion du temps et aux tempêtes politiques. Lui est toujours là ! On ne dure pas dans cet univers impitoyable en étant dépouvu de qualités.

Conscient de sa force potentielle, Laurent Fabius fait paradoxalement le choix de la mettre en sommeil. Il ne doute pas de sa supériorité sur beaucoup d’autres. Qui a dit « Hollande, Président de la République ? On rêve ! », ce qui voulait sans doute dire : « Fabius, Président ? Voilà qui est concevable ! ».

Nous déduisons de notre analyse qu’il n’a pas encore renoncé à ses ambitions présidentielles. Nous le soupçonnons d’être en embuscade. Son savoir-parler, il se le réserve pour un rendez-vous futur. Mais en attendant, on s’endort et on demeure indifférent, jusqu’au risque de ne plus l’entendre et…de l’oublier.


 

 


SEPTEMBRE 2013


Meeting À Mandelieu, le 14 juin 2013
Et autres interventions en public (meetings, interviews,…)


FRANÇOIS FILLON

Il est complètement sous l’empire du texte et sa préoccupation première, lors de ses interventions en public, est de bien lire ses papiers. La silhouette est celle d’un homme recourbé sur ses feuilles, le menton dans le creux du cou. Mais qui est donc ce vieil homme qui s’appuie sur le pupitre comme on le ferait avec une canne?

Un orateur ne peut pourtant pas se limiter au service minimum de la lecture. L’objectif premier est d’INTERPRETER le texte, de lui insuffler de la vie, de captiver, de magnétiser, d’électriser, de faire vibrer l’auditoire et l’emporter dans un tourbillon d’adhésion. L’indispensable communion avec le public. Le battement cardiaque de l’échange vrai et non pas ce monologue unidirectionnel auquel on assiste. François Fillon est dans la solitude de sa parole et de sa réflexion. Même s’il relève régulièrement (trop brièvement) la tête, il se révèle être un lecteur et non pas un orateur.

Le problème vient du fait qu’il accorde la primauté à l’intelligence dont la quintessence s’exprime, pour lui, dans le texte. Il s’adresse avant tout à la raison. C’est une intelligence qui veut parler à d’autres intelligences, plutôt que de convoquer l’émotion, chose que sait très bien faire son ancien patron, Nicolas Sarkozy. La déformation est typiquement bureaucratique. Or, nous l’avons déjà dit, on convainc beaucoup plus efficacement par l’affect que par l’intellect. C’est le cerveau qui commande chez lui en laissant peu de place aux tripes. Cette «insensibilité» fait qu’il reste le mieux placé pour faire passer les réformes difficiles et anti populaires. Souvenez-vous de la réforme de la retraite. Il ne lâche jamais! La maison peut prendre feu qu’il n’en a cure. Jean-François Copé l’a appris à ses dépens lors des Primaires de l’UMP. Il sait aussi, avec une égale insensibilité, encaisser les coups et les humiliations. Jamais il n’étalera son exaspération et les bleus sur son corps en public. Rien de son âme en pâture à la foule. François Fillon se veut un Seigneur de la politique.

D’humeur égale, il se fend d’un rictus permanent qui ne doit pas tromper. En réalité l’homme est froid. Ni l’expression de la colère, ni celle de la joie rieuse. Il est rare de voir toutes ses dents briller au dehors. Il ne voit pas du tout la nécessité de théâtraliser son corps et sa personne. Il accorde très peu de crédit à ce qui lui paraît de l’ordre de l’artifice de la mise en scène et du bling-bling. C’est un anti-Sarkozy, dans le comportement.

Au cours de ses cinq années en tant que 1er Ministre, les rôles semblaient bien répartis entre lui et son Président: à ce dernier l’émotion, la sensibilité, l’agitation et la théâtralisation, avec les mille risques encourus, et à lui l’impassibilité, la sérénité et l’intelligence. Rappelons que c’est bien lui, François Fillon, qui avait rédigé le programme de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. L’histoire nous dira lequel de l’émotion ou du cerveau l’emportera. «François l’intelligent» ou «Nicolas l’hyper émotif»?

Bien évidemment, cette dichotomie est à relativiser car les choses ne sont pas aussi tranchées. Mais parmi les vertus de la caricature il y a la mise en relief des principaux traits.

A partir de ce positionnement observé de notre sujet, de nombreux défauts apparaissent au jour. Ses discours manquent crucialement de variation et de rythme. Sa totémisation est défaillante. Sa gestuelle, parcimonieuse, ne prolonge pas suffisamment sa pensée et sa parole. Et le butinage de son regard est fort déficient. Il ne cherche pas vraiment à accrocher le regard de son public. Le nez dans le guidon et extrêmement confiant en son étoile, il fonce.

Quant à sa voix, nous constatons sur ce point de graves carences, surtout en meeting. Il l’avait tout simplement cassée en 2012 à la Place de la Concorde, lors de la dernière campagne présidentielle. Il donnait l’impression, avec sa voix haut perchée, de vouloir remplir toute l’immense place. La voix de tête n’est pas le recours. Il doit adopter la bonne résonance et s’appuyer sur un diaphragme bien raffermi.

François Fillon ambitionne de présider au destin de la France. L’intelligence seule ne suffira pas. Il aura aussi à mobiliser les techniques d’interprétation adéquates de son savoir. A ce niveau d’ambition nul ne peut faire l’économie des Règles de l’Art Oratoire. Le technocrate doit se muer en tribun car il faudra battre campagne. S’exalter pour exalter les autres. Pour l’emporter il lui faudra séduire au-delà du seul argument de la compétence. Et, en matière de séduction, justement, le capital de Nicolas Sarkozy, doublé d’un réel talent, est intact.

En ne bougeant pas et en prenant peu de risques François Fillon demeure bien placé dans les sondages. L’entêtement n’est pas forcément une prise de risques. Son ambition présidentielle le place désormais en première ligne. La donne change complètement: Il aura à se faire violence.

Le texte n’est qu’un support, ce n’est jamais une finalité. Il devra s’ouvrir vraiment à son public. Lui parler vraiment, convoquer le cœur à côté du cerveau, vivre le vivant, ici et maintenant. Les ornements de style devront être complétés par le mouvement de la passion.

Le texte n’est pas à débiter d’un seul trait. Il appelle des arrêts, des silences, des reprises brusques ou progressives, des accélérations, des décélérations, une riche musicalité. En somme, la vibration de la vie. Tout cela exige de l’entraînement, des exercices répétés sous le contrôle d’observateurs avisés, comme dans le fabuleux film Le Discours d’un Roi.

On ne parle pas à un public. On parle avec le public.

Il serait temps que l’on rentre dans une république de grands Orateurs.



NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET (NKM)

NKM CONFIRME ELLE-MÊME NOTRE ANALYSE !

.Dans notre Newsletter du mois de juin 2013, en partant d’une étude comportementale détaillée, nous avons écrit: «NKM est une rampe de missiles».

Dans une interview qu’elle a accordée le 28 juillet 2013 à la presse américaine, plus exactement au journaliste Ian Johnston de NBC News, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait le buzz en affirmant: «Je suis une tueuse».

Elle corrobore ainsi directement notre décryptage.

Le problème c’est que la contre-attaque est souvent proportionnelle à l’intensité de l’attaque. C’est la règle de la «Spirale Mimétique». Les dégâts collatéraux peuvent être alors aussi considérables qu’imprévisibles. Pour gagner il ne faut pas seulement «tuer», il faut surtout rassembler, séduire et amener à soi.

Nous pensons que Nicolas Sarkozy n’avait pas fait un bon choix en la choisissant comme porte-parole lors de sa dernière campagne présidentielle.


JUIN 2013


LA BATAILLE DE PARIS

La bataille de Paris s’annonce rude, violente et épique. Les attaques inévitables de Nathalie Kosciusko-Morizet pousseront certainement Anne Hidalgo à sortir de sa «zénitude» et de la relative torpeur qui l’habite et à se dépasser, autrement le danger la guette.


NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET (NKM)
Interview sur BFMTV, le 19 mai 2013


Son sourire est éclatant, lumineux. Il vient à la commande, mais il peut également disparaître aussitôt, mettant alors en doute sa sincérité. Ce n’est pas encore le sourire captivant de Chirac, mais c’est déjà un atout indéniable. Pour le reste, ses défauts sont encore légion. Il y a ce regard oblique, détaché de l’axe face-horizontal de la tête, qui abandonne régulièrement ses interlocuteurs pour redescendre sur la table vers sa droite. On voit clairement qu’elle affûte ses coups et ses arguments, délaissant ainsi le lien continu et vivant avec son public pour privilégier son plan et le déroulé qu’elle a prévu. NKM est une grande planificatrice, une calculatrice méthodique, une joueuse d’échecs résolue et appliquée, trop! Elle n’aime pas l’improvisation et l’à peu près. Mais tout ce calcul s’élabore aux dépens de la spontanéité et de l’affect, de la sincérité et de la vie. Une certaine froideur de métal s’en dégage. Il y a de la Dame de Fer en devenir chez elle.

Son attitude corporelle ne contribue pas à atténuer cette impression. Sa position de prédilection, ce sont les avant-bras allongés sur la table. Elle est prête à attaquer. Ses mains se rejoignent souvent, se superposant à souhait, la privant d’une gestuelle épanouie qui introduirait plus de souplesse, de rythme et de musicalité dans sa prise de parole. Sa verticalité totémique est très déficiente et ses bras font office de béquilles pour le haut de son corps. Elle méconnaît allègrement la précieuse leçon de Cicéron(75 ans avant J.-C.) : «Que l’orateur tienne le corps droit et élevé».

Il arrive à ses gestes de se déployer de manière heureuse, mais insuffisamment pour effacer cette grande promptitude à l’attaque que l’on sent chez elle. Il suffit de noter ce regard «sur le côté», détaché de l’axe de la tête, et qui marque un certain penchant pour la confrontation. Elle adore défier. La peur, connais pas! C’est une intrépide. NKM est une rampe de missiles.

Cependant, il lui faut intégrer le fait que l’émotion est mimétique. Si elle s’installe constamment dans le «rentre-dedans», elle en recevra proportionnellement en retour. Et à ce jeu-là on finit par s’auto détruire.

Mais, manifestement, NKM s’est beaucoup améliorée depuis le débat du 8 septembre 2011, face à Marine Le Pen, où elle fut nettement dominée. Son potentiel de progression dans l’art oratoire demeure important, pourvu qu’elle travaille à corriger ses défauts, dans la bonne direction.


ANNE HIDALGO
Meeting au Bataclan, le 29 mai 2013


Elle a manifestement un gros travail à faire pour devenir une bonne oratrice. Lors du meeting inaugural de sa campagne au Bataclan, Anne Hidalgo s’est surtout appliquée à bien lire son texte, négligeant le lien vivant, charnel et irremplaçable avec son public, lien qui passe principalement par l’accroche du regard. En conséquence, son discours de 46 mn est apparu trop long, manquant de variations, aussi bien dans les intonations que dans le rythme. Tout ceci fut aggravé par un parler mou et une articulation traînante, comme si elle venait de se réveiller.

Centrée au maximum sur ses papiers et quelque peu tassée sur elle-même, elle prenait souvent appui sur le pupitre, concédant parfois des gestes plus ou moins fermés, les mains se rejoignant en entraînant la remontée des épaules (défaut que s’acharnait déjà à corriger le grand orateur athénien Démosthène, 350 ans avant J.-C.). Sa base au sol s’avère instable et il lui reste à s’ouvrir «vraiment» à son public, avec générosité et force. Aux applaudissements, par exemple, elle répondait par un sourire retenu, là où une Hillary Clinton aurait montré toutes ses dents, dans un éclat de séduction franche et totale.

Anne Hidalgo n’a pas encore le souffle de l’orateur qui emporte, renverse et soulève. Le public n’a pas scandé son nom, comme cela aurait dû être le cas. L’emballement de la salle s’est limité à des applaudissements convenus, pour ne pas dire polis et de circonstance.

Plus d’énergie et de pugnacité lui seraient salutaires. La marge de progression existe pourtant. Elle ferait mieux de se persuader rapidement qu’un héritage n’est jamais un gage d’avenir. Lorsqu’à l’occasion elle prend la parole assise à une table, il lui arrive parfois d’appuyer sa tête sur ses mains jointes que ses bras repliés (les coudes sur la table) ont rapprochées de son visage. L’orateur ne s’appuie pas et ne se repose sur aucun «acquis». Il est dans un élan de conquête.

Bertrand Delanoë avait précédé de peu Anne Hidalgo à la tribune. Ce furent 26 mn de démonstration de talent oratoire. Magistral! Aucun papier avec lui! Avant de commencer, il a demandé que la salle soit éclairée car il «aime voir les gens à qui il parle». Son intervention fut riche en variations émotionnelles et rythmiques. On est abasourdi par le savoir-parler du Maire de Paris.

La comparaison dessert gravement celle qui brigue sa succession. Hélas! L’art oratoire ne se transmet pas comme un paquet-cadeau, il s’apprend.

 


Mai 2013


LORS DE L’ADOPTION À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA LOI « MARIAGE POUR TOUS » :


Christian JACOB, prenant la parole à la tribune au nom de l’UMP, avait le nez collé à ses notes. En conséquence, son discours est apparu laborieux et ses propos n’ont pas marqué les esprits. Un bon orateur ne reste pas plongé et enfermé dans son texte. Par ailleurs, il montre, ces derniers temps, une image d’une personne toujours prompt à l’agressivité et constamment tendu. Il devrait élargir sa palette émotionnelle.





Christiane TAUBIRA s’est effectivement montré excellente. Elle respectait parfaitement la verticalité. En cela, le fait de ne pas lire ses notes y a fortement contribué. Elle distribuait son regard généreusement sur tout l’hémicycle, même s’il ne restait plus grand monde du côté de l’opposition. Mais surtout, elle s’est révélée être une experte dans l’art de l’interprétation émotionnelle, chose rare chez nos politiques qui ont tendance à afficher une certaine froideur, insensibilité et impassibilité. Ils ne se répandent pas toujours en émotion. Or, on convainc beaucoup plus par l’affect que par l’intellect.
Christiane TAUBIRA convoque les deux: Elle commence son discours en avouant qu’elle est «submergée par l’émotion» et elle finit en citant Nietzsche. De la haute volée! Nos politiques devraient plus généralement oser le lyrisme, comme le faisaient déjà le GÉNÉRAL DE GAULLE et André MALRAUX.

VU AILLEURS

Le Premier Ministre, Jean Marc AYRAULT, pour essayer de combler son manque de présence en tant qu’orateur, pousse parfois avec ses deux bras qu’il agite comme des rames ou les ailes d’un moulin, tout en fléchissant légèrement, en cadence, les genoux, comme s’il se préparait à faire un saut. Ceci trahit manifestement une carence dans l’art de parler en public. Il y a de nombreux réglages à faire chez lui. Que l’on ne s’étonne pas après si les commentateurs évoquent son manque de charisme et parlent d’un Premier Ministre « invisible ».

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