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L’INTERPRETATION POETIQUE
L’INTERVIEW


Le Journaliste : Que vient faire la poésie dans la Prise de la Parole en Public ?

Le Docteur Sham’s : La poésie est le chant des mots. Et pour charmer au plus haut, la parole doit chanter, ainsi que le chant des sirènes attirant Ulysse à elles. Musique, poésie, verbe, tous les trois sont intimement liés au sein de la parole. On n’en prend pas assez conscience. Nier cette trilogie c’est limiter la parole à une fonction énonciative et informative sèche et insipide.

Le Journaliste : Mais vous compliquez sérieusement la tâche de l’orateur !

Le Docteur Sham’s : Un bon discours est aussi un beau discours, emmaillé d’images, de figures de style et de rhétorique. On y trouve des sonorités poétiques, une puissance évocatrice, un élargissement de la vision, une riche musicalité et une belle orchestration des mots. On n’exploite que trop peu les immenses potentialités de la parole.

Le Journaliste : Vous demandez à l’orateur d’être aussi un poète ?

Le Docteur Sham’s : Pas exactement. Le statut de poète n’est pas donné à tout le monde. D’ailleurs, cette espèce est hélas de plus en plus rare de nos jours. Il s’agit, plus modestement, dans le cadre de notre formation, de fournir à l’orateur quelques outils et procédés susceptibles d’enrichir et d’embellir son discours, d’esthétiser sa parole et de la rendre belle en en faisant un réel objet d’art. Il y a l’art oratoire mais il y a aussi la parole comme art en soi. C’est une façon de faire vibrer chez le public des cordes qui ne sont que trop rarement sollicités : les « cordes sensibles ». Et comment « sensibiliser » sans faire appel à l’émotion ? La poésie est justement terre d’émotion.

Le Journaliste : Des cordes trop « rarement » sollicitées ?

Le Docteur Sham’s : Par le passé, le lyrisme était beaucoup plus présent dans les discours publics. Souvenez-vous des anciennes interventions de nos parlementaires et de bien d’autres personnalités. Nous en vibrons encore aujourd’hui en les réécoutant. Les mots faisaient l’Histoire et l’Histoire trouvait ses mots. Aujourd’hui, quand une Christiane Taubira se montre emphatique et lyrique et cite, avec magnificence, les phrases de nos grands penseurs, elle fait figure d’extra-terrestre et de bizarrerie de la classe politique, en ne laissant pas moins ses auditeurs admiratifs et laudatifs. Le chant poétique devrait investir plus souvent les discours de nos dirigeants. Et ce n’est pas l’héritage littéraire qui est en défaut.

Le Journaliste : Quelle est la cause de cette aridité alors ?

Le Docteur Sham’s : La culture. Une culture lacunaire. Mais aussi une formation qui ne fait assez de place à la geste poétique.

Le Journaliste : Mais nos dirigeants ne sont tout de même pas de « mauvais » orateurs sinon ils ne seraient pas là où ils sont.

Le Docteur Sham’s : Hum ! La plupart se contentent de parler de manière « fonctionnelle » et ne travaillent pas suffisamment l’esthétique de leur discours. En face, les destinataires ne se sentent pas toujours interpellés ni séduits. Ils ne sont touchés ni dans leur cœur, ni dans leur chair. Et nombre de ces discoureurs deviennent inaudibles. Désolé de vous choquer, mais la plupart, sous leurs apparats de bon causeur, se révèlent être en fait des amateurs de la prise de parole en public, faisant des discours quasi-identiques, standardisés, sur le même modèle, sans originalité, ni particularités saillantes. Pour eux, discourir c’est parler comme les autres, répétant à satiété les mêmes paroles asséchées. Ils n’ont aucune conscience du travail à faire pour devenir un bon orateur, un tribun, un magicien du verbe.

Le Journaliste : A vous entendre, cette exigence du lyrisme et du poétique ne s’impose donc qu’aux discours de nos dirigeants politiques ?

Le Docteur Sham’s : Pas du tout. C’est là un impératif de toute parole. Elle s’impose à tous les niveaux. Un chef d’entreprise qui galvanise et mobilise son équipe, un candidat à un examen qui brode sa présentation (la belle broderie ça existe), un conférencier qui capture dans son filet son auditoire, etc. La construction d’un discours peut relever de l’art de l’orfèvrerie. C’est pourquoi évoquerions-nous, à l’instar du poète Leconte de Lisle, la Religion du Beau. L’orateur doit le Beau et le Vivant à son public.

Le journaliste : Comment procéder ?

Le Docteur Sham’s : Il faut travailler la matière des mots, la qualité de leur émission, le rythme, la ponctuation et le souffle qui va avec. Mettre en exergue les aspérités du texte. Maîtriser et varier l’énergie. Faire chanter les mots. Faire danser la langue. C’est dans ce sens que l’on peut parler d’art oratoire. Lorsque la parole se meut au son de la lyre. Elle devient alors incantatoire. C’est l’incandescence du verbe.

Le journaliste : Mais on est supposé avoir appris la poésie sur les bancs de l’école, nous n’allons pas la réapprendre aujourd’hui avec vous !

Le Docteur Sham’s : Vous dites vrai, mais en partie seulement. La réalité c’est que l’école passe à côté de la poésie. Deux explications à cela : Ou bien les enseignants ne sont pas en possession de tous les outils de décodage et d’interprétation poétique, ou bien ils n’ont pas le temps matériel d’assurer comme il faut cet enseignement. Résultat : la poésie devient synonyme d’ennui, de sentimentalisme et de « fleur bleue ». Le texte poétique, incapable sous cette apparence de rendre son miel, s’avère hermétique et par ricochet, rébarbatif.

Le Journaliste : Il faut donc maîtriser les codes de l’interprétation poétique ?

Le Docteur Sham’s : Oui. Mais ce n’est là qu’un versant de l’exercice. L’autre face convoque la sincérité, le vrai, autrement dit le moi profond de l’interprète. Cette voix que nous n’osons pas toujours faire entendre devant les autres. Il y a une certaine pudeur à dépasser, des digues intérieures à faire tomber. C’est en ce sens que dire la poésie participe pleinement à la libération de la personnalité et au bien-être de l’individu. L’interprétation poétique demeure un exercice incontournable pour l’orateur. « I have a dream », « yes we can ! », « coupe pa nou ! ", " moi, président de la République”. Tous ces mots sont à la fois dépositaires d’une puissance lyrique et d’une force motrice historique.

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